Une douleur au mollet peut survenir soit soudainement, par exemple lors d’une élongation du muscle du mollet, ou se développer progressivement, comme dans le cas du syndrome des loges.
Voilà les causes les plus courants et les solutions de première intention pour soulager la douleur.
1- Des courbatures
Cette douleur d’origine musculaire fait suite à un effort inhabituel et intense. Elle se manifeste par des sensations de raideurs qu’une étirement soulage passagèrement. La récupération est rapide et se fait en quelques heures voire quelques jours avec du repos et des massages.
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2- Une élongation du mollet
C’est probablement la cause la plus courante de douleur soudaine à l’arrière de la jambe.
L’élongation est un étirement anormal du muscle qui provoque quelques déchirures de fibres musculaires. C’est une blessure musculaire de stade 2.
Elle se manifeste par une douleur vive à l’effort ou juste après à l’arrière de la jambe inférieure. La douleur cesse au repos. Il peut y avoir une sensibilité exacerbée au toucher dans la zone affectée.
Elle peut être provoquée en cas d’effort intense et prolongé, de mouvements brusques, par manque d’hydratation ou d’échauffements.
Une récupération en total repos de 2 semaines permet de recouvrer ses moyens.
3- Une contracture
Contrairement à une crampe passagère, cette blessure musculaire de stade 1 est provoquée par une contraction permanente et involontaire de plusieurs fibres musculaires suite à un effort intense.
La bonne nouvelle c’est que la contracture n’endommage pas le muscle. Une semaine de repos est donc suffisant pour recouvrer ses capacités. Continuer l’entrainement en dépit d’une contracture peut provoquer une déchirure.
4- Un claquage
C’est probablement une des blessures musculaire les plus connues. Cette lésion musculaire est due à la rupture de plusieurs fibres musculaires lors d’un effort intense comme par exemple un sprint.
Il y a une déchirure incomplète du muscle qui se traduit par une douleur vive parfois accompagnée d’un hématome. Comptez 1 à 3 mois de récupération.
5- Une rupture musculaire
Cette blessure musculaire correspond à une rupture complète des fibres musculaires, affectant également le muscle et son tendon. Elle se manifeste par une douleur intense qui interrompt instantanément l’activité, accompagnée souvent d’un hématome, d’un œdème ou d’une boule là où le muscle s’est rétracté.
Il est essentiel de consulter rapidement un professionnel de santé. Le temps de récupération varie selon le muscle atteint, mais il est généralement assez long.
6- Le décollement myo-aponévrotique
Un décollement ou désinsertion myo-aponévrotique survient lorsque l’aponévrose, l’enveloppe du muscle, se détache de celui-ci, créant un espace qui se remplit rapidement de sang. Cette accumulation entraîne une compression du muscle et provoque des douleurs.
Ce phénomène peut se déclencher lors d’un étirement soudain du mollet. La douleur, à la fois intense et soudaine, s’accompagne souvent d’un hématome conséquent et d’une claudication marquée, rendant difficile l’appui sur les talons en raison de l’atteinte des muscles postérieurs du mollet.
7- Syndrome des loges
Le syndrome des loges (postérieure ou latéral) survient lorsque le muscle gonfle et devient trop gros par rapport à la gaine qui l’entoure. Il s’en suit une augmentation de la pression au sein de la loge musculaire.
C’est une pathologie qui touche souvent les sports d’endurance comme la course à pied. Elle provoque une douleur à l’effort, qui ressemble à une crampe et qui survient toujours après un laps de temps similaire.
8- La phlébite
La formation d’un caillot sanguin dans une veine profonde de la jambe, connue sous le nom de phlébite profonde, peut obstruer la veine. Cette obstruction se manifeste par une douleur au mollet, un œdème et une coloration rouge de la zone affectée. Ce type de caillot présente un risque élevé d’embolie pulmonaire, un état grave où le caillot migre et bloque une artère pulmonaire.
Les facteurs favorisant la formation de tels caillots incluent une immobilisation prolongée, comme lors de longs voyages sans mouvement, le port d’un plâtre, l’alitement prolongé, certaines maladies affectant le retour veineux ou encore une déshydratation.
9- L’artériopathie oblitérante du membre inférieur
L’AOMI, ou artériopathie oblitérante des membres inférieurs, est caractérisée par un rétrécissement des artères des jambes ou des cuisses, généralement dû à l’accumulation de cholestérol sous forme de plaques d’athérome. Cette condition réduit l’apport sanguin vers ces zones.
Les symptômes de l’AOMI se manifestent surtout lors d’efforts physiques, provoquant des crampes fréquentes et une difficulté à marcher sur de longues périodes. Il peut également y avoir une variation de la température du membre inférieur affecté.
10- Fracture de stress de la fibula
Les muscles du mollet, qui s’attachent à l’os fibulaire, exercent des forces de traction et de torsion susceptibles de causer une fracture de stress à cet os.
Cette affection se manifeste par divers symptômes, notamment une douleur située à l’arrière de la jambe inférieure, plus précisément sur le côté extérieur, une difficulté à supporter du poids sur la jambe affectée, une intensification de la douleur lors de l’exercice physique…
Premiers soins immédiats pour une douleur au mollet
La douleur au mollet doit être traitée en première intention en appliquant les principes P.R.I.C.E : protection, repos, glace (ice en anglais), compression et élévation.
Protection : arrêtez sur le champs de vous entraîner pour éviter que la blessure à la jambe ne s’aggrave.
Repos : le repos est essentiel pour la récupération. Il peut être actif en pratiquant de la marche lente ou de la natation par exemple.
Glace : appliquer de la glace permet de soulager la douleur et l’inflammation. Un rythme adéquat est de l’appliquer pendant 10 minutes toutes les heures pendant les 48 premières heures suivant la blessure, puis de réduire à 3 fois par jour à mesure quand les symptômes s’améliorent.
Compression : porter un manchon de compression sur le mollet peut réduire le gonflement. De même, la pressothérapie peut être d’un grand réconfort et accélérer la récupération musculaire.
Élévation : garder la jambe surélevée au-dessus du niveau du cœur peut aider à réduire le gonflement et rendre l’inflammation moins douloureuse.
Quand faut-il appeler un médecin ?
Contactez votre docteur si vous constatez :
- Une décoloration pâle ou bleuâtre au niveau de la jambe
- Une douleur sévère qui rend la marche difficile
- Un gonflement n’importe où dans la jambe
- Une douleur qui persiste malgré le repos
Votre médecin peut recommander des traitements supplémentaires comme par exemple la prescription d’antidouleurs, de décontractants musculaires, des séances de kiné, une immobilisation du membre…



