Ressentir une douleur au fessier après un entraînement est assez fréquent. On parle de fessalgies. Ces douleurs peuvent avoir plusieurs causes. En général, c’est un problème d’ordre tendineux, musculaire, ou au niveau du nerf sciatique. Dans cet article, nous listons principalement les causes musculosquelettiques ou neuropathiques les plus courantes.
Les causes fréquentes de douleur aux fessiers après le sport
1- Les courbatures
Si vous ressentez des douleurs dans les fesses après un entraînement, cela peut être dû à des douleurs musculaires retardées, plus communément appelées courbatures.
Elles sont provoquées par microscopiques déchirures musculaires et par la réponse inflammatoire naturelle qui s’en suit. Elles surviennent lorsque vous effectuez un nouvel entraînement ou que vous poussez votre organisme au-delà de ses habitudes.
Traitements :
- masser la zone avec un rouleau en mousse
- effectuer une récupération active (comme la marche ou le yoga léger)
- faire des massages
- porter des vêtements de compression
2- Élongation musculaire
Les fesses sont constituées de trois muscles : le grand fessier, le moyen fessier et le petit fessier. Suite à un mouvement trop rapide ou intense, les muscles peuvent se déchirer ce qui provoque des gonflements et une sensation de raideur.
Traitements :
- se reposer et éviter les activités qui sollicitent le muscle affecté
- appliquer de la glace pendant 15-20 minutes toutes les 2 heures pendant les premiers jours pour réduire l’inflammation et la douleur.
- surélevez la partie du corps affectée au-dessus du niveau du cœur pour diminuer le gonflement.
- faire des étirements doux après les premiers jours de repos
- appliquer de la chaleur après les premiers jours
3- Sciatique
La sciatique est un symptôme caractérisé par une douleur qui irradie le long du nerf sciatique, qui s’étend de la colonne vertébrale jusqu’au bas de chaque jambe, en passant par la fesse. Les études montrent que 40 % des personnes ont déjà ressenti une sciatique.
Cette douleur est généralement causée par la compression de ce nerf : hernie discale ou un rétrécissement de certaines parties de la colonne vertébrale.
Traitement :
- des étirements spécifiques
- des exercices de physiothérapie
- des médicaments pour soulager la douleur
- dans certains cas, une intervention chirurgicale
4- Bursite
La bursite est une condition très fréquente. Des sacs remplis de liquide qui amortissent les os (on parle de “bourses” mais rien à voir avec les parties intimes), deviennent enflammés. Les zones les plus souvent touchées sont l’épaule, la hanche, le coude et le genou mais parfois aussi le postérieur car il y a une bourse — la bourse ischiatique — dans les fesses.
Les symptômes incluent une douleur qui irradie à l’arrière de la cuisse lorsque on est assis ou allongé ainsi que un gonflement et une rougeur.
5- Tendinite du moyen fessier
La tendinite du moyen fessier est une inflammation du tendon du muscle moyen fessier, qui se situe sur la face latérale de la hanche. Ce muscle joue un rôle central dans la stabilisation de la hanche et le mouvement de l’abduction de la cuisse, c’est-à-dire l’éloignement de la cuisse du corps.
Le traitement comprend :
- des exercices d’étirement et de renforcement
- des anti-inflammatoires
- parfois des injections de corticostéroïdes.
6- Hernie discale
Chaque os de la colonne vertébrale est séparé et amorti par de petits coussinets remplis d’une substance gélatineuse, appelés disques.
La couche externe de ce disque peut se déchirer, ce qui laisse échapper une partie du liquide interne. L’hernie discale peut alors appuyer sur les nerfs aux alentours, provoquant douleur, engourdissement et faiblesse dans le bas du dos et les fesses.
Cette pathologie concerne plutôt les personnes avancées en âge, car les disques dégénèrent avec le temps. Les autres facteurs de risque incluent l’obésité et le travail dans un emploi où vous soulevez ou tirez des objets lourds.
Traitements conservateurs possibles :
- limiter les activités qui aggravent la douleur mais évitez le repos prolongé qui peut affaiblir les muscles et aggraver la condition.
- médicament divers : anti-inflammatoires non stéroïdiens, antalgiques, relaxants musculaires…
- exercices de renforcement pour les muscles du dos et de l’abdomen.
- étirements pour améliorer la flexibilité et réduire la pression sur le nerf sciatique.
7- Syndrome du piriforme
Le syndrome du piriforme est une condition où le muscle piriforme, qui s’étend du bas du dos jusqu’au sommet de la cuisse, compresse le nerf sciatique, encore lui.
Cette compression peut provoquer des douleurs sciatiques irradiant de la fesse à l’arrière de la jambe. La douleur est souvent exacerbée par des activités comme la course, la montée d’escaliers ou le simple fait de rester assis.
Le diagnostic se fait généralement par un examen clinique, incluant des tests spécifiques comme la manœuvre de Freiberg ou le test de Mirkin, qui évaluent la douleur lors de mouvements spécifiques.
Pour le traitement non-chirurgical :
- éviter les activités qui déclenchent la douleur, comme la course ou le vélo
- pratiquer des étirements spécifiques pour la hanche et le piriforme
- des médicaments pour la douleur et les injections de corticostéroïdes ciblées
8- Arthrite
L’arthrite est une maladie qui peut aussi provoquer des douleurs et des raideurs dans les articulations de la hanche qui peuvent irradier vers les fesses. La douleur et la raideur peuvent être plus intenses le matin et s’améliorer progressivement avec le mouvement de l’articulation.
Les solutions courantes sont les médicaments et la kinésithérapie. Il existe de multiples formes d’arthrite avec chacune un traitement spécifique.
9- Dysfonctionnement de l’articulation sacro-iliaque
L’articulation sacro-iliaque, qui connecte le sacrum — l’os triangulaire situé à la base de votre colonne vertébrale — à l’os pelvien, peut devenir enflammée. Cette inflammation peut causer des douleurs dans le bas du dos, susceptibles de se propager jusqu’à la fesse et la partie supérieure de la jambe.
Les activités telles que la marche, la course ou la montée d’escaliers peuvent intensifier ces douleurs.
Diagnostiquer un problème de l’articulation sacro-iliaque peut être complexe en raison de la similitude des symptômes avec d’autres troubles du bas du dos. Des tests provocateurs pour reproduire la douleur sont utilisés par des professionnels de santé comme par exemple le test de Gaenslen, où en position couchée, une jambe étendue hors du lit tandis que l’autre jambe (du côté douloureux) est fléchie vers la poitrine.
Traitements de première intention :
- Limiter temporairement les activités qui exacerbent la douleur, tout en évitant l’inactivité complète pour ne pas affaiblir les muscles.
- L’utilisation alternée de compresses chaudes et froides peut aider à réduire l’inflammation et à soulager la douleur.
- Médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
- Des exercices spécifiques peuvent renforcer les muscles soutenant l’articulation sacro-iliaque, réduisant ainsi la pression et la douleur.
- Le port d’une ceinture spéciale peut aider à stabiliser l’articulation et à réduire la douleur lors des activités quotidiennes.
Quels traitements naturels pour soulager une douleur aux fesses ?
Pour soulager la douleur quelques jours, plusieurs solution sont recommandées. Si la douleur persiste plus de 3 ou 4 jours, il est préférable de consulter votre médecin.
Le repos
Le repos joue un rôle central dans la gestion de la contracture du fessier. Il est essentiel de réduire autant que possible les activités qui sollicitent intensivement les muscles fessiers pour favoriser leur guérison. Toutefois, dans les cas moins graves, maintenir une activité physique légère et régulière peut être bénéfique car elle stimule la libération d’endorphines et favorise la circulation sanguine.
Compresses chaudes et froides
L’application alternée de chaleur et de froid est également très efficace. La chaleur détend les fibres musculaires, apaise la douleur et améliore la circulation, ce qui aide à éliminer les toxines accumulées dans les muscles tendus. Le froid, pour sa part, est excellent pour une atténuation rapide des douleurs aiguës en anesthésiant les nerfs et en bloquant la transmission des signaux de douleur au cerveau.
Massages
Les massages profonds constituent une autre méthode efficace pour apaiser les contractures fessières. En relaxant les muscles, les massages aident à diminuer les tensions et le stress, tout en améliorant le bien-être général. Il est recommandé de réaliser une à deux sessions de massage par jour, d’une durée de 15 à 20 minutes chacune, pour optimiser la récupération musculaire.
Pressothérapie
La pressothérapie, une méthode thérapeutique qui utilise la compression mécanique contrôlée, peut être extrêmement bénéfique. Cette technique implique l’utilisation de manchons spéciaux, de bottes ou de gants qui enveloppent les zones concernées et exercent une pression douce mais efficace.
Cette pression favorise la circulation lymphatique et sanguine, réduisant l’inflammation, facilitant l’élimination des déchets métaboliques et accélérant ainsi la récupération des muscles endoloris. La pressothérapie est particulièrement recommandée pour réduire les œdèmes et les sensations de lourdeur dans les membres.
Electrostimulation
L’électrostimulation est une technique qui utilise des impulsions électriques de faible intensité pour provoquer des contractions musculaires. Ces courants sont délivrés via un appareil compact et des électrodes placées sur la peau, stimulant ainsi les muscles sans effort physique.



